Questions fréquemment posées

Nous avons répertorié toutes les questions que vous pourriez vous poser sur le SouRiant. Si toutefois vous ne trouviez pas la réponse à votre question, n'hésitez pas à nous contacter.


Ça sert à :

  • Favoriser prioritairement la consommation locale par des circuits courts
  • Redynamiser l’économie locale
  • Renforcer le lien social
  • Préserver l’environnement en réduisant l’empreinte écologique et les transports
  • Refuser la spéculation monétaire
  • Soutenir des projets professionnels et associatifs localement

Non, le SouRiant n’est ni contre ni ne remplace l’euro, mais il lui donne un sens, au moins localement.

Pour tous les particuliers, qui peuvent l'utiliser en tant qu'adhérent de l'association Terre d'échanges.
Pour tous les professionnels qui sont en accord avec la Charte et respectent le cahier des charges de l’association. Les associations et les collectivités peuvent également adhérer au SouRiant.

L’euro est la seule monnaie officiellement reconnue par le Code Juridique & Monétaire de la République Française ; mais il y est prévu une exception permettant l’utilisation de titres de paiement autres, tel le SouRiant, à condition que ce soit par un nombre limité de personnes et pour un éventail limité de biens et de services. Il en est de même pour les chèques-déjeuner ou pour les chèques-cadeaux. D’où la nécessité d’appartenir à un réseau existant.

  • Dans les "comptoirs d’échanges", dont la liste est disponible sur le site internet.
  • Lors des permanences sur les marchés et chez les entreprises auprès de l’animateur du SouRiant.

Oui, pour celui :

  • qui a envie de devenir acteur de ses conditions de vie par ses propres choix de consommation.
  • qui souhaite participer au développement du commerce de proximité et de l’emploi local.
  • qui veut manifester en conscience son attachement à son choix de vie et de société.
  • et tout simplement pour tous ceux qui considèrent l’intérêt commun est de mieux vivre ensemble, dans un environnement local vivant, actif et solidaire.

Oui, grâce aux Bons Plans proposés sur le site par les professionnels du réseau.
Oui, par mon pouvoir de Choix, celui de choisir où, qui et quoi.
Oui, en limitant mon accès à des structures style grande et moyenne surface, je fais le choix d’acheter uniquement ce que j’ai besoin sans être sous l’influence volontaire de magasins incitant à une consommation non utile. De fait, en limitant mes achats à ce qui m’est réellement utile, je préserve voire augmente mon pouvoir d’achat.

Dans le réseau de SouRiant, je trouve des produits :

  • parfois plus chers mais de meilleure qualité,
  • parfois moins chers et de meilleure qualité.

Dans tous les cas, je trouve dans le réseau du SouRiant des personnes offrant une qualité de service et une qualité humaine d’écoute et de respect.

Je ne consomme ni ne dépense plus avec cette monnaie, car de toute façon chaque mois je dépense pour mes consommations courantes. En remplaçant l’euro par le SouRiant dans le quotidien, je ne dépense pas plus mais j’oriente ma consommation vers le local en priorité.

Oui, c’est l’un de ses principaux buts. Acheter d’abord local, pour ce tout ce qui est possible, participe à la dynamique du territoire, autant pour les particuliers que pour les entreprises pour la part plus ou moins grande de fournitures qu’elles peuvent trouver localement.

Plus la circulation du SouRiant dure entre particuliers et entreprises, et entreprises entre elles, plus le local est favorisé et la valeur des échanges bénéficie au territoire avant de retourner dans les circuits financiers extérieurs.

Non ! Seulement chez les prestataires qui adhèrent à l’association et respectent donc sa Charte et un cahier des charges précis. On les reconnaît grâce à un panneau en vitrine indiquant "Ici on accepte le SouRiant" ou "Comptoir d’échange SouRiant".

Effectivement il est possible d’avoir une démarche citoyenne et responsable en utilisant des euros. Cependant, cet argent retourne tout de suite ou très rapidement dans les circuits financiers, donc avec une grande probabilité de servir la spéculation et/ou de financer des structures que je ne souhaite pas favoriser.

Ainsi, l’objectif premier est annihilé par la double nature de la monnaie dans les circuits financiers.

L’utilisation de la monnaie locale permet à l’argent de circuler dans le tissu local, de consommateur à entreprise et d'entreprises entre elles, donc de répondre entièrement au but initial.

Le SouRiant a pour objectif de relocaliser une partie de l’économie et de renforcer les liens sociaux, la vie associative et les solidarités dans les communautés locales.

Bien sûr que non, car il ne peut pas actuellement tout y avoir ; mais chaque fois que possible, nous en profitons tous. Par contre, dans un même magasin acceptant le SouRiant, l’ensemble des produits peuvent être acquis en SouRiant. Une entreprise qui a été agréée et qui est entrée de son plein gré dans le réseau est tenue d’accepter le paiement en SouRiant de la totalité d’un panier d’achats.

Rares sont les entreprises pouvant fonctionner à partir des seules fournitures locales.

Certaines seront continuellement liées à s’approvisionner au moins en partie à l’extérieur.

Une entreprise SouRiant doit rechercher en premier de valoriser ses compétences et de produire de la qualité en lien avec le local pour tout ce qui est possible et admettre qu’elle reste dépendante de circuits économiques extérieurs qu’elle choisira au mieux des critères du réseau.

L’adhésion d’une entreprise dans le réseau SouRiant suppose l’accord signé par l’entreprise, suite à un questionnaire rempli par l’entrepreneur précisant les limites du fonctionnement de l’entreprise quant aux critères du SouRiant.

La motivation de l’entrepreneur dans l’amélioration de la qualité fait partie des critères de décision.

Le SouRiant ne conçoit pas de favoriser un développement local basé sur l’autarcie. Au contraire la monnaie locale a pour but de redynamiser le territoire pour un mieux vivre ensemble. Notre conception du local n’est pas d’organiser le protectionnisme sur notre territoire, mais au contraire de favoriser le dynamisme local et être capable d’échanger à égalité avec tout l’extérieur pour se procurer l’ensemble des fournitures nécessaires et que l’on sait ne pas pouvoir auto-produire en totalité. Un terroir a ses spécificités et ses limites ; la satisfaction de l’ensemble de ses besoins dépend aussi de l’extérieur.

Non, la caisse se fait sans difficulté. Le SouRiant est un titre de paiement comme un autre, il a la valeur de l’euro.

Si c’est possible, je peux programmer sur ma caisse-enregistreuse le mode de paiement SouRiant, qui sera classé en sous-compte dans ma trésorerie (Compte de Classe 5).

Chaque jour je compte mes coupons SouRiant pour vérifier mon compte journalier.

Ma comptabilité restera enregistrée en euro.
Je continuerai à ne déclarer que des euros pour toutes mes déclarations, sociales ou fiscales.

Seuls les professionnels peuvent reconvertir leurs SouRiants en euro auprès de l’association, lorsqu’elles en ont le besoin et qu’elles n’ont pas pu les utiliser dans le réseau avec d’autres entreprises.

Il est possible de payer ses salariés en monnaie locale, à condition que, selon la réglementation, le montant soit inférieur à 1 500 € et que le salarié ait donné son accord signé. La somme versée en monnaie locale doit être indiquée sur le bulletin de salaire comme paiement en espèces.
Les prélèvements d’un chef d’entreprise en nom propre ne sont pas limités pour la partie monnaie locale.

Il n’existe pas de pièces de SouRiant, mais seulement des coupons papier. Si besoin ce sont les pièces d’euro qui sont utilisées pour faire l’appoint.

Un paiement en SouRiant doit être ajusté en coupons SouRiants complétés en pièces d’euro selon le montant demandé.

Tous les euros reçus lors d’acquisition de SouRiant sont mis en réserve par l’Association sur un compte, dénommé « Fonds de Garantie », dédié à "La NEF", entreprise solidaire labellisée (donc non cotée en bourse), sous statut de Société Coopérative Financière n’utilisant que l’épargne solidaire du public pour financer des projets de l’Économie Sociale et Solidaire (agrobio, artisanat, commerce équitable, culture et éducation alternative, écohabitat et énergies renouvelables...).
L’épargne qui lui est confiée, est gérée de façon transparente ; elle est rémunérée de façon non spéculative par l’intérêt payée par les emprunteurs de cette épargne.

Les euros convertis en SouRiants sont mis en réserve sur un compte qui sert à des financements solidaires et éthiques.

Mais en effet, nous faisons partie intégrante du système, et l’idée n’est pas de s’en soustraire mais de l’améliorer. Les euros convertis reviennent tôt ou tard dans un organisme financier qui peut s’en servir pour spéculer, mais le plus tard est le mieux et en attendant, il aura joué son rôle de développement local.

Chaque SouRiant est compensé par un euro reçu et placé sur le compte « Fonds de Garantie », indiqué ci-dessus.

Dans le contrat qu’elle signe avec chaque entreprise, l'association portant le SouRiant s’engage, dans le cas de cessation d’activités, à restituer la totalité du Fonds de Garantie en échange des SouRiants restant en circulation.

La participation des adhérents aux réunions et assemblées générales leur permet également de s’assurer du bon fonctionnement des finances de l’association.

Les SouRiants entrant et sortant régulièrement à la demande des entreprises, ce Fonds est très loin d’atteindre le montant garanti par l’État en cas de banqueroute.
Espérons que ce ne sera pas la même banque où sont placés les euros de la même personne !

Le risque est quasiment nul du fait de renouvellement régulier des coupons SouRiant, mais aussi du fait dissuasif qu’un faussaire engage des dépenses pour frauder dans un petit réseau local.
D’autre part, il y a plusieurs sécurités techniques et tenues secrètes sur chaque coupon.

Cela est fortement recommandé en interentreprises, car l’un des principaux buts de la démarche est de favoriser en priorité l’activité locale.

Dans l’immédiat, seuls les échanges d’un petit montant sont réalistes ; par la suite, l’objectif du développement suppose un système d’échanges numérique normalisé et sécurisé réservé aux entreprises.

Non, à ce jour, une MLC ne se justifie que dans un cadre local.
Pour les échanges extérieurs, éloignés indispensables, l’euro y satisfait.

L’ordre des comptables n’est pas directement concerné, car selon la législation son rôle est de l’appliquer pour la monnaie officielle mais aussi pour la MLC qui elle aussi est réglementaire (cf. Code Monétaire).

Ce n’est pas un souci, car normalement, le comptable ne voit pas l’existence des SouRiants en tant que SouRiants puisqu’elles ont la valeur des euros et qu’elles sont reconverties en euro avant d’arriver jusqu’à lui. Donc cela ne change en rien la valeur des mouvements de données comptables.

La cotisation, les contributions et la reconversion versées à l’association sont à compter comme charges sur l’exercice comptable (comptes de classe 6, sous-comptes 62). A chacune de ces occasions, un reçu ou facture est remis aux entreprises.

Oui, il y a un suivi des entreprises qui est indispensable. Il s’effectue lors des permanences sur les marchés ou dans les entreprises, par l’intermédiaire de l’animateur ou des responsables de l’association.

L’association prend également en compte le retour des consommateurs qui peut amener à des vérifications non envisagées, avant d’aboutir éventuellement à des exclusions.